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Les Andes à vélo : traversée du Pérou et de la Bolivie

mardi 22 avril 2008, par Atacamag

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Quelques 3000 kilomètres en vélo entre Pérou et Bolivie sur ses routes andines avec des cols à plus de 4000m d’altitude.


Des passages mythiques près des lignes de Nazca, Puni, lac Titicaca, le Salar d’Uyuni, et la ville de Potosi.


Deux mois et demi à suivre la Panaméricaine puis à serpenter les routes locales montagneuses au rythme du vélo. Deux "petites incartades" à pied pour couronner le tout : un trek dans la cordillière Vilcabamba et l’ascension du L’HUAYNA POTOSI.


Interview de Simon Dubuis


Atacamag : Pourquoi avoir choisi ce coin d’Amérique du Sud ?


Simon Dubuis : Après l’Himalaya, j’ai eu envie de découvrir les Andes, je me suis intéressé aux montagnes Boliviennes du coté de La Paz. La Cordillère Royale (Cordillera Real) est une chaîne désertique immense où l’on ne croise quasiment que des lamas et alpagas, avec en plus un magnifique paysage de haute montagne, une vraie merveille.


Partant au départ pour un voyage d’un mois en Bolivie, je me suis retrouvé de fils en aiguille à monter un périple de 4 mois...


Atacamag : Cela a-t-il nécessité un entraînement particulier ?


Simon Dubuis : Non rien de particulier, je fais du sport régulièrement et notamment de la randonnée, c’est une activité que j’apprécie beaucoup (même en France pour découvrir nos belles régions). Et puis j’avais prévu de commencer mes premiers jours de vélo en douceur avec des petites étapes. Même si en fait, une fois sur place, il en a été tout autre.


Atacamag : Pourquoi as-tu décidé de faire ce voyage en solo ?


Simon Dubuis : Décidé ou imposé, je ne sais pas trop. N’ayant pas d’amis partant, j’avais fait une recherche d’équipiers, mais finalement, j’ai préféré partir seul plutôt qu’avec une personne que je ne connaissais pas (ou connu juste avant le départ). Je n’ai pas regretté, car au final, je ne suis pas vraiment seul. Grâce à mon site Internet notamment, j’étais en contact avec la France, ma famille, mes amis et même des personnes que je ne connaissais pas !


Atacamag : Les expériences en vélo dans ce coin d’Amérique du Sud sont souvent décrites comme longues, dangereuses (Panaméricaine) ou fastidieuses avec des routes peu carrossables à l’intérieur du pays. Quel est ton avis sur la question ?


Simon Dubuis : C’est vrai que la Panaméricaine est impressionnante et peut être dangereuse avec sa forte circulation de camions et de cars. Au départ de Lima, j’étais sur une grande 3 fois 2 voies avec une belle bande d’arrêt d’urgence. Puis au fils des kilomètres, la route finie sur une 2 fois 1 voie avec un bout de terre pour l’arrêt d’urgence.


Après avoir quitté la Panaméricaine, la circulation et les routes ne m’ont pas trop marquées, je n’ai pas de mauvais souvenir en dehors de la portion qui longe le lac Titicaca. Là j’ai trouvé la route vraiment étroite et les camions me rasaient vraiment de près.


Atacamag : Quelle a été ta plus belle rencontre durant ton périple ?


Simon Dubuis : Je me souviens, lorsque j’étais sur la route entre Abancay et Cusco avoir été abordé par des Péruviens en plein travail. C’était l’époque de la moisson, et ils étaient entrain de faire des ballots de pailles. Ils m’ont fait signe de m’arrêter, on a discuté, ils m’ont posé un tas de question, ils m’ont demandé de les prendre en photos, on s’est salué et j’ai repris ma route. La rencontre a été brève, mais elle m’a marquée.



En Bolivie, juste avant le salar de Coipasa, j’ai traversé le village de Sabaya. Tout était fermé, personne dans les rues. A la sortie de ce village, je suis tombé sur une foire aux lamas, tout le monde était là. Je me suis assis à un petit stand de bouffe pour manger (c’était délicieux) et les personnes qui étaient autour de moi avec qui j’ai passé un moment étaient très très sympathiques.


Bolivie-salar-de-Coipasa


Atacamag : Quel est ton plus beau souvenir ?


Simon Dubuis : Les questions sont de plus en plus dures… Je dirais que la région qui m’a le plus marqué, reste l’Altiplano du parc de Sajama jusqu’à Uyuni, ces paysages infini sont de toute beauté. Je ne peux pas dire jusqu’au Sud Lipez, car je n’ai malheureusement pas pu y aller, ce qui m’oblige donc à y refaire un tour pour l’un de mes prochains voyages :o)


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