Pour passer une bonne nuit en montagne, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte : la qualité du duvet, l'état de fatigue, la météo et enfin, le contact avec le sol. Le matelas autogonflant est un choix primordial.
Lorsque l’on bivouaque souvent en montagne, on peut être impressionné par les différences de confort que l’on rencontre avec un même matériel. Certaines nuits on semble avoir un duvet trop chaud et on manque de peu l’angine par une ouverture démesurée du sac de couchage. D’autres fois on se dit que les 650 g de duvet tip top ne suffisent pas pour le genre d’entreprise que l’on essaye de mener à bien.
Il est vrai que de nombreux facteurs rentrent en compte pour déterminer l’efficacité du sac de couchage et le confort de la nuit que l’on va passer en altitude. Il y a tout d’abord l’intensité des efforts déployés dans la journée. Surtout en haute altitude, si l’on s’est mis dans le rouge, le repos corporel sera plus difficile à trouver. Il y a ensuite l’état nerveux, l’ambiance et le stress du moment. Une nuit en solitaire risque d’être plus froide que lorsqu’on se sent bien accompagné. Viennent évidemment les paramètres météo : le vent notamment. Et surtout, point fondamental ! : le contact avec le sol.
Caractéristiques techniques du fabricant
Le secret de cette gamme repose sur des cellules ouvertes en forme d’étoiles permettant une excellente répartition de l’air dans le matelas. Le confort et l’isolation sont maximaux tout en utilisant moins de matière. Pour gagner encore en poids, la forme du matelas suit la silhouette du corps humain. La face supérieure est en polyester Diamond 70 deniers et la face côté sol en polyamide 70 deniers renforcée avec points antidérapants en urétahne.
Longueur : 183 cm
Largeur : 51 cm
Épaisseur max. : 3,8 cm
Dimensions roulés : 28 x 12 cm
680 g (poids exact vérifié par mes soins)
Prix constaté en fev 2011 : 95€

J’ai compris en expé, où j’ai passé une dizaine de nuits sur la glace, ce que signifiait une mauvaise isolation avec le sol.
Autant le dire tout de suite : il ne sert à rien de sacrifier la majeure partie de votre budget pour un duvet haut de gamme si celui-ci n’est pas correctement isolé du sol et de ses frigories par un bon matelas.
J’utilisais à l’époque un matelas autogonflant de 2.5 cm d’épaisseur. D’accord il était léger, mais j’étais obligé de dormir sur du matériel pour ne pas sentir la glace m’envahir par les points de contact avec le sol. Dormir sur des cordes et des jeux de friends, il y a mieux je vous assure !
Depuis ce temps, je me suis mis en quête d’un matelas suffisamment épais pour assurer une véritable isolation avec le sol. Entreprise plus difficile qu’il n’y paraît à prime abord. Il existe des monstres de 5 cm d’épaisseur et plus mais leur poids avoisine ou dépasse le kilogramme.
Au final, il me semble avoir trouvé un bon produit alliant un vrai confort d’isolation avec le sol et un poids correct :
C’est le Thermarest Prolite plus.
3.8cm d’épaisseur c’est pour moi le minimum pour ne pas ressentir les frigories du sol en hiver. Et tout ça pour 680 grammes, en grande taille, c’est très bien !
Testé durant 2 saisons en hiver comme en estives, j’ai essayé ce matelas sur de la neige, des sous-bois, des arrêtes schisteuses, dans des abris glacés.

L’isolation avec les frigories du sol. Que ce soit à plat dos ou sur le côté, les hanches ne rentrent pas en contact avec le sol. Rien à dire au niveau des épaules. Peut-être, me direz-vous, que vous obtenez le même résultat avec un matelas de 3cm d’épaisseur, même 2.5cm... Alors c’est parfait, mais comme je ne suis pas spécialement lourd, je pense que les 3.8cm d’épaisseur doivent constituer un standard.
Aucune perte constatée durant deux saisons ! Je n’ai pas remarqué de baisse de gonflant durant la nuit, un point fondamental qui évite des réveils difficiles au petit jour ou en pleine nuit, d’autant que regonfler un matelas en altitude n’est pas ce qu’il y a de plus agréable et sans compter que cela procure une certaine inquiétude sur la fiabilité de son matériel en général.
Comme les autogonflants en général, il se range facilement dans le sac à dos une fois vidé et enroulé.

rien à dire au chapitre des regrets, sauf peut-être le prix. Il est un peu cher mais c’est en rapport avec ses qualités.
Une dernière chose, concernant le stockage : il est conseillé de ranger ce matelas non roulé, non plié, et valve ouverte. Par exemple au-dessus d’une armoire.


