Dans le domaine de la randonnée et de l’alpinisme, nous avons la chance d’avoir un choix de matériel impressionnant. On trouve près de 200 sacs à dos dans le catalogue du « vieux » et ce n’est qu’une sélection puisque ne sont présentés que quelques modèles dans le répertoire des marques. Dans ce concert de choix et de technologie, il faut aussi souligner des prix qui laissent rêveur. La gamme proposée par les marques de Décalthlon présente elle aussi ses arguments et surtout des prix très compétitifs. Nous avons choisi de tester deux sacs « Utralight » de la marque Forclaz, le 50 litres et le 37 litres, des dimensions complémentaires qui permettent quasiment toutes les activités de montagne, de la randonnée en famille, au raid de ski alpin avec bivouac. Pour un prix détonnant, 40 euros le 37l et 50 euros le 50l, ces deux sacs font preuve de bonnes qualités ainsi que de défauts encore perfectibles par la marque qui est en constante évolution.
Condition des tests :
Ces deux sacs ont été testés en randonnée et en altitude.
Raid en ski-alpinisme dans le Mercantour et les Hautes Alpes. Traversée des calanques, randonnées dans le massif du Blayeuil (04), randonnées dans les Dolomites (tour des trois cîmes, ascension du Piz da Lec, etc.) Epreuve supplémentaire pour le 37 litres qui s’est vu embarqué avec succès pour des grandes voies de montagne dans les hautes Alpes et dans les Dolomites.
Nous les avons chargé jusqu’à 10/15 kg pour le 50l (10kg pour le 37l) avec un matériel complet de grimpe à porter, des vêtements, un duvet, de la nourriture et des réserves d’eau.
Données fabricant :
Ultra-léger et résistant. Contenance 50 litres / 1,1 kg (tissu Strenfit® ultra léger).
Facilité de rangement Poches : 3 ext., 1 en ceinture. Accès frontal. Porte-bâtons. Sifflet intégré.
Adaptabilité morphologique Positionnement des bretelles ajustable. Compressible. Sangle de poitrine. Rappels de charge. Repose-mains. Evacuation de la transpiration. Dos aéré mesh. Restriction d’ usage : en cas de pluie, pensez à protéger vos affaires. Garantie 5 ans.
Un look réussi et un poids vraiment light que ce soit le 50 litres en vert, ou le 37 litres en rouge, on a deux sacs plaisants à utiliser, aux couleurs et aux tissus agréables. Les matériaux sont de bonne qualité. Deux sacs vraiment légers : 1100 g pour un sac de 50 litres et 900 g pour un 37 litres, c’est réussi !

Portage, confort et technicité La légèreté c’est bien, mais cela a trop souvent été fabriqué au détriment de la solidité, du confort et de la qualité de portage. Pour nos deux sacs Forclaz que l’on attendait au tournant, la performance générale et le portage en particulier sont tout à fait honorables. La sangle ventrale joue son rôle de portage abdominal, même si elle est fine et aérée (ultralight oblige). Pour ceux qui pratiquent la randonnée en terrains variés, et également pour les amateurs de dénivelé et d’altitude, ces sacs seront à la hauteur.
La restriction sera de ne pas dépasser un seuil de poids. Selon la musculature dorsale du porteur 12/13kg me paraît une limite raisonnable pour le 50l.
Le 50l est doté d’une armature dorsale qui ne fait pas l’unanimité. On la sent dans le haut du dos. Ceci sur le 50 litres uniquement et particulièrement lorsqu’on a tendance à arrondir le dos. Je dois dire que mes premières sensations ont été assez inquiétantes, mais à l’utilisation, le contact avec cette armature a été finalement bien vécue. Comme elle remplit son rôle rigidificateur qui contribue grandement à la qualité de portage, je n’ai pas voulu l’enlever.
Certains l’ont remplacé par une pièce de tapis de sol et se sont allégés de 120g, mais ils ont vraisemblablement perdus en performance. Pour le 37 litres, pas de gêne. Le confort de ces deux sacs restera correct, sans plus. La légereté de la construction et la rigidité de l’armature en font un ensemble assez surprenant au premier abord. Au fil du temps on s’y habituera bien.

Défaut récurant aux sacs D4 : une ouverture encore insuffisante. Très difficile d’y rentrer un gros duvet synthétique par exemple, ce qui devrait se faire facilement dans un 50l. Il y a un zip dorsal me direz-vous… c’est vrai que cela apporte un plus, mais cela ne remplace pas une ouverture confortable par le haut. De même, ces sacs manquent de stabilité lorsqu’ils sont à terre et que l’on souhaite les tenir droit. C’est important lors d’un bivouac ou d’une pause en terrain difficile.
Le réglage de la sangle de poitrine permet de l’éloigner de la gorge. De ce fait on peut bénéficier d’un maintien haut, ajustable, un point important pour le ski, en escalade et dans les descentes à pied. Sur cette sangle, on a pensé à votre sécurité ! un petit sifflet inclus dans l’attache donne un strident signal d’alarme si l’on souffle bien. Voilà qui est sympa, bien pensé et peut se révéler utile. Par contre, quel dommage de n’avoir plus d’attache de trousseau de clé au fond de la poche du rabat Pour quelques grammes de gagnés, c’est une source de galères.
Autre point à revoir, le positionnement de la petite poche située sur la ceinture, que j’utilise en permanence pour une paire de jumelles, et aussi très pratique pour un appareil photo. Le bras gauche vient heurter cette poche dans l’élan de la marche. Le réglage des sangles est assez raide, mais une fois en place il ne bouge pas.
L’équipement est complet avec deux porte-matériel, avec serrage automatique, deux poches latérales bien pensées et un accès direct au sac pour la gourde souple.

Solidité et imperméabilité
De prime abord on peut redouter une quelconque fragilité des matériaux, mais l’expérience montre que ces craintes sont non fondées, aucun défaut n’est apparu après plusieurs mois d’utilisation intensive. Les zip imperméables sont un plus mais il ne faut pas croire que le sac entier est imperméable. Le tissus extérieur résistera un moment, mais si l’averse perdure, sortez un poncho si vous voulez éloigner vos affaires de l’humidité.
Bilan :
Deux jolis sacs à dos sympas aux performances correctes pour un prix défiant toute concurrence.


