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VTT en Islande

vendredi 2 mai 2008, par Atacamag

L’envie de fouler les « Terres d’Islande » a germé en nous à la lecture de récits. D’abord perçue comme une destination inaccessible et hostile aux voyageurs non motorisés, elle est devenue, au fil du temps, une destination incontournable Finalement, c’est par une des rares belles journée de l’été 2007 que nous nous envolons pour tenter de saisir à notre tour la beauté de cette terre septentrionale.

Voir le site de JeanChristophe Lebeau - www.webMarinaJC.fr


De la lave à perte de vue, une terre informe, aucun signe de vie, à mesure que l’avion se rapproche, nos repères disparaissent. Quelques heures après l’atterrissage (le temps de remonter nos vélos) nous effectuons nos premiers tours de roues sous une aube naissante, à moins que ce soit le soleil qui rechigne à se coucher ? La fraîcheur de l’air nous rappelle que nous sommes tout près du cercle polaire.


Les premiers jours nous roulons sous un soleil radieux et les pistes de la péninsule Reykjanne sont un plaisir. Nous ne manquons pas de faire un petit détour par la falaise de Krysuvikuberg. C’est le repère de milliers d’oiseaux, s’y arrêter face à l’océan pour écouter cette cacophonie naturelle est ressourçant, surtout après une longue journée de vélo ! Le soir nous apprenons à cohabiter avec le soleil qui ne se couche quasiment pas à cette période de l’année et dînons parfois après minuit.


VTT Islande


Arrivés à Selfoss la pluie fait son apparition, le climat Islandais reprend le dessus.

Nous profitons du mauvais temps pour prendre une journée de repos et pour préparer la suite du parcours qui nous mènera au centre de l’île.

Située sur la route n°1, Selfoss avec ses 4500 habitants, est la plus grande ville du sud de l’Islande. Le camping est agréable et les nombreux supermarchés nous permettent de refaire le stock de nourriture.


Requinqués nous nous élançons sur la route n°1 mais c’est rapidement un vrai supplice, car les voitures sont très nombreuses et le vent vient de face. Heureusement cela ne dure pas car nous rejoignons la piste 264, les voitures disparaissent, et cette fois le vent nous pousse.

En fin de journée, nous rencontrons un groupe d’éleveurs de chevaux islandais. Ils sont de retour après un périple de plusieurs jours dans les montagnes. Ils rassemblent leurs bêtes pour la saillie. C’est notre premier contact avec les Islandais, et en quelques minutes de discussion, nous percevons leur passion et leur fierté pour ces chevaux de petite taille.


Nous sommes là depuis moins d’une semaine et déjà immergés dans ce monde qui nous paraît irréel. Le paysage change radicalement, la piste vire au noir et les mousses d’un vert intense contrastent sur ce sable volcanique.

La piste qui coulait jusqu’alors paisiblement se lance maintenant à l’assaut d’une succession de monts parsemés de fumeroles. Destinée aux 4x4, chacune de ses montées est abrupte et nous n’en finissons pas de pousser les vélos, à deux, et parfois à trois pour le vélo avec la remorque.

Après plusieurs heures d’effort, lorsque nous venons à bout de ces montagnes russes, la pluie nous a déjà largement arrosés. C’est avec joie que nous amorçons la décente et dévorons les derniers kilomètres menant au Landmanalaugar.


Arrivés, nous profitons de la source chaude et nous nous accordons une journée de repos bien méritée.

Cet endroit est réputé pour être un condensé des plus beaux paysages d’Islande, mais malheureusement c’est aussi l’étape de nombreux bus touristiques. Découragés par cette armada nous quittons les lieux sans même avoir découvert les alentours.


Deux jours plus tard, nous arrivons à Holaskogur, un lieu-dit magnifique et très calme. Nous sommes sur la terrasse du gîte et devant nous, le volcan Hekla se dresse, majestueux.

Nous ne regrettons pas notre arrêt forcé - Yann s’est blessé au dos en quittant le Landmanalaugar. En plus d’un panorama splendide, nos hôtes nous réservent un accueil inoubliable.

Un soir, nous échangeons sur les us et coutumes de nos pays respectifs et sommes assez stupéfaits de découvrir un mode de vie calqué sur le modèle américain.

Regonflés après trois jours de repos, les vélos roulent de nouveau sur la piste en direction de Geysir et Gulfoss. Mais encore une fois nous sommes déçus par ces lieux dit "incontournables". Les flux et reflux des autobus bondés annulent toute la saveur de ces endroits qui sont par ailleurs si beaux.


L’arrêt est donc de courte durée et malgré la pluie battante nous filons sur la F35 en direction du Nord. Non sans mal et après avoir roulé face au vent pendant des dizaines de kilomètres, nous faisons étape aux Kerlingarfjöll. C’est un endroit merveilleux ou l’activité géothermique est bien visible.

Pour bien s’imprégner de ce petit massif nous abandonnons nos vélos et passons deux journées mémorables à marcher au milieu des fumerolles, de la neige et des canyons. Ici encore tout est différent de ce que nous connaissons. La terre est vivante, là ce sont des chaudrons bouillonnant, ici des trous béant laissent échapper des sons caverneux, ailleurs des cheminées naturelles crachent des vapeurs soufrées. Tous nos sens sont en éveil.


Avant d’aborder la partie la plus technique de notre parcours, le contournement du glacier Langjõkull par le lac Arnarvatn Stora, nous nous arrêtons au refuge de Hveravellir pour glaner quelques informations.


L’accueil est très chaleureux. Le gardien prend le temps de nous expliquer les difficultés à venir et l’état de la piste. Cependant il reste perplexe quand nous lui expliquons que nous voyageons à vélo. Peu importe, nous sommes déterminés à emprunter ce parcours même s’il faut constamment pousser les vélos.


Le temps est frais, il pleut encore. Juste avant de partir le gardien nous donne les prévisions météo. Elles s’annoncent très bonnes et c’est sur ses encouragements que nous quittons Hveravellir. Après 20km sur la F35, le vent de face, nous bifurquons par une petite piste. Une pancarte nous annonce clairement qu’elle est réservée aux 4*4 "Big-foot", peu importe nos VTT peuvent se faufiler partout.



Nous traversons d’immenses champs de lave, aucune trace de vie ne se profile à l’horizon, seul le Langjõkull nous fait de l’oeil. Le soleil brille et nous ressentons un profond sentiment de liberté. Certes la piste nous secoue et les cailloux sont de plus en plus gros, mais cette immensité nous ennivre un peu plus à chaque kilomètre.

A la tombée du jour le ciel se teinte de nuances oranges, roses et violettes, nous sommes tellement ébahis par le coucher du soleil que nous en oublions l’heure. Partis à 8h du matin, nous installons le bivouac près du lac Arnarvatn Stora à 23h après 75km dont 50 de piste chaotique.


Enfin nous rejoignons Husafell, puis Borgarnes, dernière étape de notre périple avant de regagner la capitale en bus.


Au total nous aurons effectué plus 800 kilomètres à travers les montagnes et les déserts, affronté le vent et la pluie, et malgré les difficultés rencontrées la beauté des paysages nous laisse aujourd’hui un souvenir impérissable.


VTT en Islande :


Voir le site de JeanChristophe Lebeau - www.webMarinaJC.fr



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3 Messages de forum

  • Vélo en Islande :

    1er juin 22:48, par Sandra
    Superbe article ! Peut on faire la traversée Nord Sud Islande en vélo, ou cela se révèle délicat ?

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    • Vélo en Islande : 5 juin 19:17, par jcl
      Il est tout a fait possible de faire la traversée N/S de l’islande. Il y a 2 "grandes" pistes qui traversent l’ile dans ce sens, la F35 et la F26. La F35 est plus facile car pas de gués à traverser. Si Vous avez d’autres question n’hésitez pas à passer par mon site : http://webmarinajc.fr/contact.php pour avoir une réponse plus rapide. L’Islande c’est Trop Fort !!

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  • VTT en Islande

    5 juin 18:43, par Christiana
    Superbes images qui donnent envie de se rendre dans ce pays magique.

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