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La Corse par la route côtière

La Corse par la route côtière

Fév 8, 2016

les hordes de touristes qui peuplaient le littoral ont disparues. Sur les routes désertes, Atacamag est parti nez au vent, en suivant le mince ruban de bitume à la découverte des petits villages, des sentiers de randonnées…

La route côtière

Sur la carte, les villages côtiers ont l’air rapprochés. On s’imagine pouvoir les rallier en peu de temps. Calvi-Porto ? Une heure, pas plus ! Au bout de deux heures et toujours pas de panneau « Porto » à l’horizon, je me dis qu’il va falloir revoir les estimations de temps de trajet. Et encore, je n’ai pas à affronter les cars de touristes ni les files de voiture qui doivent transformer ce road trip splendide en véritable cauchemar. En ce début de mois d’octobre, je croise bon nombres de véhicules bariolés qui rejoignent le départ du Tour de Corse 2008, rallye organisé chaque année sur les petites routes de l’île. Il faut parfois se coller au parapet pour laisser passer une file de bolides vrombissants.

La route des Calanches de Piana

route-des-Calanches-de-Piana« Sur la côte ouest, à mi-chemin entre Calvi et Ajaccio un chemin muletier reliait, depuis le début du XIXème siècle, les villages de Piana à Ota, en passant par Porto. Soutenu par des murs en pierre sèche, surplombant de 300 mètres la baie, le sentier dallé longeait la falaise, souvent en balcon au-dessus du vide, ce sentier a été transformé en route depuis 1850 et est devenu un lieu incontournable de Corse.

A peine plus large qu’il y a deux siècles, tortueuse et parfois fortement inclinée, la route traverse d’étonnantes concrétions de porphyre rouge.

A peine plus large qu’il y a deux siècles, tortueuse et parfois fortement inclinée, la route traverse d’étonnantes concrétions de porphyre rouge où l’on apercevoit les fameuses tafonies, des trous dans la roche façonnés par le vent. A l’intérieur d’un virage, à proximité de Piana, un sentier se faufile sur les dalles de granit pour terminer sa course au-dessus de la baie. La vue, de là-haut, embrasse une bonne partie de la baie et les montagnes de l’île saupoudrées de neige. »

Balade au Capu Rossu

Capu-Rossu« L’étroit sentier descend en pente douce à travers le maquis, à quelques dizaines de mètres au-dessus d’une petite anse qui s’ouvre à ma gauche. Au bout d’une heure de marche sous le soleil du soir, j’atteins la base du grand promontoire rocheux qui domine la baie de Porto. L’ascension, assez raide, débouche sur une petite esplanade où est construite la tour génoise de Turghiu. Au 16e siècle, pour se protéger contre les attaques des pirates barbaresques, les Génois construisirent ces tours, communicant par feux et permettant en deux heures de prévenir toute la Corse d’une incursion ennemie. On en trouve plus de deux cents sur les rivages de l’île. Celle de Turghiu est la plus élevée et offre certainement l’une des vues les plus remarquables du littoral : elle trône à quelques mètres d’un à-pic de 330 mètres qui plonge directement dans les eaux transparentes de la baie. A l’est, un morceau de falaise empêche d’apercevoir la tour génoise de Porto, que l’on imagine éclairée à cette heure-ci. Vers le nord, la vue embrasse la totalité de la baie et les roches rouges de la réserve naturelle de Scandola. Au sud, la frange blanche formée par les vagues parait immobile. En la suivant des yeux, on aperçoit les environs du petit village de Cargèse. Les chaudes couleurs du soir font rougir les falaises, alors que de gros nuages d’orages s’amoncellent sur les massifs montagneux. Dans une heure il fait nuit noire. »

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